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Après un an de travail et l’aide précieuse d’Héric Manusset, le directeur de l’Association des industries ferroviaires,
trois patrons ont fait alliance au sein d’une même entreprise baptisée INTEGRAL.

Un article de Véronique BERTIN Publié le 26/01/2018 dans la Voix du Nord.

Une société par actions simplifiées (SAS) a été créée par les patrons de Technifrance, M. I. V. et Mecajet.
Chacun a investi 10 000 €. «  On va tous dans le même sens et on s’apprécie  », précise Éric Hivin, PDG de Technifrance et maintenant dirigeant d’INTEGRAL.

Les trois entreprises ont déjà travaillé ensemble pour Eurotunnel, des planchers suspendus pour des salles des machines d’EDF ou de la maintenance. «  Nous savons où nous voulons aller  », complète Fabrice Van Inghelandt, responsable de l’agence valenciennoise de Technifrance et président de la nouvelle structure.

«  Nous sommes comme les quatre mousquetaires et nous avons lancé une machine de guerre  », relève François-Xavier Jette, PDG de Mecajet. 

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«  INTEGRAL va nous permettre de prendre des marchés clés en main ou des marchés que l’on n’était pas capable d’attaquer seuls  », souligne Fabrice Van Inghelandt.

«  S’unir permet de consolider et de garder nos emplois  », ajoute Alain Slabolepszy, patron du M. I. V. Créée en août 2017, la société tourne toujours avec les effectifs des trois entreprises mais les fondateurs comptent bien «  développer la force commerciale  ».

Ils seront ainsi présents sur différents salons pour faire la promotion d’INTEGRAL. «  On croit à notre projet et on y croit tellement qu’on a déjà eu des retours clients positifs  », atteste Alain Slabolepszy.

«  En groupement, on est plus fort pour aller chercher des clients sur le marché national mais aussi à l’international  », explique celui qui a permis la création d’INTEGRAL, Héric Manusset, le directeur de l’AIF qui plaide pour une politique de groupement (voir article plus bas) côté PME «  pour capter de nouveaux marchés ». Et, pour que les chefs d’entreprise ne mettent pas tous leurs œufs dans le même secteur.

Trois entreprises différentes

– Technifrance. Ce bureau d’études d’ingénierie dans plusieurs domaines d’activité (industrie, énergie, naval, fluvial, ferroviaire, etc.) qui existe depuis trente ans emploie une soixantaine de personnes sur deux sites : au siège social de Téteghem, dans la région de Dunkerque, et sur le site du Technopôle Transalley, au Mont Houy. L’entreprise est membre de l’Association des industries ferroviaires (AIF) depuis plus de vingt ans. Elle réalise en effet 15 à 35 % de son activité dans ce domaine.

– M. I. V. (Maintenance industrielle du Valenciennois). Alain Slabolepszy a fondé M. I. V. en 2005, à Bruay-sur-l’Escaut. Il réalise 30 % de son chiffre d’affaires dans le domaine du ferroviaire. Le reste dans l’industrie, ici en France ou à l’étranger (Belgique, Luxembourg, Afrique du Sud). Le chiffre d’affaires de la société s’élève à 4 millions d’euros. Dans son giron, le chef d’entreprise a aussi une entreprise d’électricité industrielle basée à Lille et qui travaille dans l’industrie et le tertiaire (20 personnes, 2 millions de CA).

– Mecajet. Cette entreprise fondée par le grand-père de François-Xavier Jette en 1924, basée à Ligny-en-Cambrésis, emploie quarante-cinq salariés qui travaillent pour le ferroviaire, l’automobile et la sidérurgie. L’entreprise est spécialisée dans l’ingénierie, l’installation clefs en main, les travaux neufs, les machines spéciales, la construction mécanique, la mécano soudure, les appareils sous pression, l’usinage, les équipements et matériels ferroviair

 

Plus anciennement sur l'AIF :

 Article de Véronique Bertin pulbié le 15/11/2016 dans la Voix du Nord

 

S’il en est un qui connaît bien le ferroviaire, c’est lui. Héric Manusset, directeur général de l’Association des industries ferroviaires (AIF) qui regroupe une centaine d’acteurs du secteur dans les Hauts-de-France, est au contact des PDG d’Alstom et de Bombardier mais aussi des responsables de PME, des fournisseurs ou des sous-traitants qui pâtissent du manque de charge des grands donneurs d’ordres régionaux.

Son constat ? «  Le marché intérieur est faible. Le marché international est florissant. » Son travail est donc «  d’amener les PME sur ce marché-là  ». Pour lui, la survie des entreprises ferroviaires passera aussi par «  les groupements  ». Le premier groupement, portant sur l’ingénierie, a été lancé en fin d’année dernière pour «  capter de nouveaux marchés  ». Et ça fonctionne : il a déjà décroché des contrats. Mais créer un groupement, ça coûte.

Régulièrement, Héric Manusset passe aussi le message que «  100 % de production ferroviaire, ça ne doit plus exister. Il faut pouvoir travailler pour le naval ou la logistique  ». Comme certains politiques, et notamment Xavier Bertrand, le président de Région, il est favorable à l’introduction de clauses dans les cahiers des charges des appels d’offre. Notamment sur « la taxe carbone » ou « la responsabilité sociétale »